Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 13:28

Le comité de développement du canton Baneka CODACABA, tient son congrès les 25, 26 et 27 Février 2016 à Nkongsamba. Le CODECABA qui est un espace de réflexion, de concertation et de conception des projets de développement du canton Baneka par les fils et les filles de ce terroir, tient son congrès au moment où de nombreux observateurs s’interrogent sur son rôle réel, sur son apport socio-économique et sur sa capacité à influencer la vie dans le territoire Baneka.

En effet, les Baneka qui regorgent pourtant en leur sein des fils et des filles de qualité, semblent avoir de la peine à regarder dans la même direction. Ces divergences de vue exacerbées par les manipulations politiques et politiciennes ont fini par déteindre sur les rapports fraternels entre les Baneka. La flagrance des mésententes entre les Baneka est si évidente que l’on peut observer que des Baneka issus d’Ekangté se regardent en chien de faïence, qu’un Baneka de Mbaressoumtou ait le courage d’«affronter » politiquement son frère qui de surcroit est membre du comité Central de leur parti politique commun, que le chef du canton Baneka accepte de jouer les seconds rôles dans un conseil municipal contre l’avis de ses fils et filles Baneka qui espéraient le voir en être le maire. Ce cas de figure étant impossible à L’ouest, dans le grand Nord et même dans le Sud ou à l’Est du Cameroun. Les contradictions et paradoxes entre fils et filles Baneka, leur incapacité à faire le « one mop » amènent les observateurs à penser que les Baneka ne peuvent pas impulser un vrai développement de leur canton. Entendu en contexte Camerounais que le politique régit tous les autres domaines de la vie de la société, les Baneka peuvent –ils efficacement influer sur le développement de leur canton s’ils ne jouent pas des rôles politiques de premier plan ?Les derniers renouvellements des organes de base du RDPC, parti politique dominant de Nkongsamba, ont mis a nu le degré de fracture entre les fils et filles Baneka. Dr NgolloNgana Emmanuel, illustre fils Baneka, membre titulaire du comité central, a été humilié par le BINAM et le Yakamata avec la complicité d’autres Baneka. Au cours de ces opérations, les seuls Baneka qui ont été élus l’ont été à des postes d’Adjoints, faisant office de « sous –fifres ». Le fait qu’à Nkongsamba, dans le canton Baneka, le Président du CODECABA en personne, maître EithelEkandjeNjanga, soit ravalé au poste de vice-président de section à Nkongsamba 1er derrière un membre titulaire du comité, maire de Nkongsamba 1er , le Président du Yakamata, El Hadj Oumarou, originaire du Grand nord, est symptomatique de la dilution des Baneka ou alors de leur phagocytose par le Binam et le Yakamata. A Nkongsamba 2ème, des Baneka, au premier rang desquels le chef de canton, adoubent Thomas Wandji, secrétaire général du moribond BINAM et maire de Nkongsamba 2ème, devant Frédéric NzokiEpoh, fils Baneka d’Ediakap, Proviseur du plus grand Lycée du Moungo qui aurait pu être un véritable Président.

La seule section que préside un Baneka est celle de Nkongsamba 3ème. Daniel Matike, qui a été « élu » est selon des sources « un faire valoir », « un patin » «mis là-bas pour faire le jeu de Sime Pierre et compagnie ». En effet, il se raconte à Nkongsamba qu’un deal aurait été passé entre Daniel Matike et le BINAM-YAKAMATA. Et selon les termes de ce deal, Daniel Matike devrait démissionner de son poste de président, moyennant quelques compensations, cédant sa place à Edimo Nana Ferdinand qui ferait alors la volonté de leurs « géniteurs politiques »

Au vu de ces quelques clichés qui illustrent à souhait l’état de délabrement des rapports entre les fils et filles Baneka et au vu de la stérilité du CODECABA en termes de projets de développement, l’on peut légitiment conclure que le Baneka et le CODECABA sont décidément à la croisée des chemins.

Est-il possible de voir le CODECABA inverser la tendance ? La réponse est affirmative au vu des ressources humaines dont regorge ce canton. D’Essame Joseph Ernest de Ngwa à Dr NgolloNgama de Mbaressoumtou en passant par EnandjoumMbwanga d’Edjogmoa, NzokiEpoh Frédéric d’Ediakap, Prince NdédiEyango et Félix MbellaMbole, de Ngalmoa, EithelEkandje d’EkelMbeng, André et Jacqueotti,..., d’Ekangté, Robert NgombiPanga de Mboriko, philibertNgameNgondo de Mbaressoumtou, etc, les Baneka disposent des moyens humains. Il leur suffisait de faire montre de bon sens, de privilégier l’intérêt de leur canton, de refuser la politique hégémonique du BINAM et du YAKAMATA.

Et pourtant, l’on a vu des Banéka se lever pour revendiquer l’identité de leur terroir et les intérêts y relatifs. Les cas de Dr NgolloNgama, Joseph Ernest Essame, MbellaMbole Félix, Njiki Epara,

etc, qui ayant essayé de faire valoir les droits du peuple hospitalier Baneka, se sont vus taxés de « tribalistes ». Les responsables de cette cabale, bien identifiés, se servant d’autres Baneka, couards et veules, pour casser cette dynamique légitime. Prince NdediEyango, investi par la base en 2013 pour l’élection municipale à Nkongsamba 1er, a vu nom disparaître de la liste au profit d’un originaire du Grand nord, sans qu’aucun Baneka ne s’en offusque, est étonnant et incompréhensible

Tenir des congrès, c’est bien mais en faire appliquer les résolutions et recommandations, c’est encore mieux. Il n’y a qu’à Nkongsamba, où, les héritiers légitimes baissent l’échine devant des enfants adoptifs. Et cette posture pas honorable pour l’Elite Baneka actuelle, va la rattraper au moment des retraites professionnelles. Alors, les enfants, EwanePanga, EbouelEpanda, NgolloNgama, Esamme, Otti, MbellaMbole, NzokiEpoh, EnandjoumMbwanga, etc, demanderont à leurs parents, ce qu’ils ont fait de l’héritage foncier et culturel, …, que leur ont confié leurs ancêtres.

Sauront-ils répondre pertinemment à cette interpellation fondée, si rien n’est fait aujourd’hui ? Le vœu que l’on peut alors formuler pour les Baneka, c’est qu’ils entendent la voie de la sagesse, de la raison e qu’ils opèrent les vrais et bons choix qui participent à l’émergence d’un canton Baneka et des Baneka forts et prospères.

Partager cet article

Repost 0
Published by levigilerepublicainloummoungo
commenter cet article

commentaires