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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 09:38

Une maxime commerciale dit que « qui paie mal paie deux fois ». Sauf que pour le cas de Sime pierre, député à l’Assemblée nationale, il n’aura pas la possibilité de payer une deuxième fois. La cour Suprême du Cameroun vient en effet de le débouter dans l’affaire qui l’oppose à la famille Emati Ekoa Manfred.

Pour la petite histoire, Sime Pierre a acquis des parcelles de terres dans le village Nyabang dans l’arrondissement de Mélong et appartenant à la famille Emati Ekoa Manfred. Sauf qu’au lieu de passer la transaction avec l’ensemble des ayants-droits, il a traité avec un seul, le nommé Sone Emati Jean Maurice qui n’avait reçu ni mandat, ni procuration des autres cohéritiers. Ces derniers, dont la veuve, ne se sont pas fait prier pour attaquer la transaction au tribunal de première instance de Nkongsamba. Par une alchimie juridique incompréhensible, Sime Pierre a gagné le procès. Aidés magistralement par Gérard Eshemot, jeune avocat très percutant au barreau du Cameroun, la famille Emati Ekoa Manfred par le biais de la veuve Emati née Ngoh Rachel et Ewane Emati Félix Alain, va faire appel du verdict rendu en instance à Nkongsamba.et aura gain de cause sur sime Pierre à qui il sera intimé de libérer les terres illégalement occupées par lui. Le député débouté va solliciter la Cour Suprême. Celle-ci a tout simplement confirmé la sentence de la cour d’Appel du Littoral qui ordonnait le déguerpissement immédiat de Sime Pierre des terres de la famille Emati Ekoa Manfred. Ce dernier, dans un sursaut qualifié de « dilatoire » par la cour suprême, va faire introduire une demande de sursis à exécution qui sera purement et simplement rejetée sur le fond. Marquant ainsi la fin d’une imposture foncière dont s’était rendue coupable Sime Pierre. Un feuilleton judiciaire imposé aux ayant-droits d’Emati Ekoa Manfred, qui connait son terme, après plusieurs années. Une famille privée de la jouissance d’un bien qui lui appartenait et sur lequel Sime Pierre avait fait main basse. Ce dernier occupait alors ces terres sur lesquelles il cultivait du palmier à huile. C’est une vraie claque qu’a reçue Sime Pierre. Une claque de plus, qui vient saper davantage le moral d’un homme déstabilisé par la procédure pendante au TCS relative aux malversations présumées au BGFT et qui lui seraient attribuées ainsi qu’à son « fils « El hadj Oumarou. Sime Pierre va-t-il se relever de ce coup ? Les observateurs avertis en doutent car il se raconte qu’ « il a investi beaucoup d’argent pour corrompre la justice mais la vérité et le droit ont triomphé… ». Sime Pierre, de l’avis d’une grande opinion, serait réputé dans les marchés de dupes ». Ce qui le conduit régulièrement devant les tribunaux. Il se raconte que l’ancienne usine à café Gortzounian dont il serait propriétaire, aurait été acquise de manière peu orthodoxe et qu’une procédure serait en cours contre cette acquisition. Le cas de son hôtel en construction à Nkongsamba est aussi évoqué. Il se dit que Sime Pierre aurait construit un des deux bâtiments de cet hôtel sur une parcelle ne lui appartenant pas et contre l’avis du vrai propriétaire qui aurait refusé de vendre son bien. Usant de ce qu’on appelle « un abus de position dominante » du fait de sa surface financière et profitant de ce qu’on nomme « abus de faiblesse » du fait de la modestie des ressources de ce propriétaire, Sime Pierre n’aurait eu aucun scrupule à « arracher cette parcelle pour y bâtir son hôtel » déclare un témoin. Sime Pierre serait aussi au tribunal avec un certain jeune commerçant de la ville de Nkongsamba qui aurait versé 20 000 000F CFA pour une maison située au quartier « 5 » de Nkongsamba. Sime Pierre, ayant appris après encaissement des sommes convenues que l’acheteur voulait transformer le bâtiment en hôtel, aurait tenté de revenir sur la vente. Mal lui en a pris car l’acheteur avait pris jouissance du bien en y déménageant. Il a donc porté plainte contre ce jeune en espérant que la justice l’aide à expulser ce jeune entrepreneur. Sauf que Sime Pierre a oublié que les juges au Cameroun savent dire le Droit.

Ces quelques clichés attestent à souhait de ce que Sime Pierre serait empêtré dans des dossiers qui sont en train de le conduire inexorablement vers sa déchéance. La procédure en cours au TC au sujet de la gabegie au BGFT, son expulsion de Nyabang, la menace qui pèserait sur l’ancienne usine Gortzounian, le conflit en latence sur son hôtel de Nkongsamba, etc, sont –ils des signes annonciateurs de la fin de « règne » d’un roitelet qui se prenait pour un roi ? Des signaux permettent de répondre par l’affirmative

On ne perd d’ailleurs rien à attendre pour voir à quelle sauce Sime Pierre sera mangé. Et il ne pourra plus dire que ses problèmes seraient orientés vers l’expulsion des bamilékés du Moungo comme, semble- t-il, il aime bien laisser penser. En effet, « Sime Pierre est réputé dans l’art d’instrumentaliser les quelques bamilékés qui croient encore en lui en leur faisant croire que c’est parce qu’il défend leurs intérêts qu’il est persécuté par les autochtones… », confie un juriste originaire du grand Ouest. Ce fonds de commerce ne passant plus le marché, Sime Pierre serait sur une corde raide qui va certainement se casser bientôt débarrassant le Moungo d’un véritable « boulet » de sa cohésion.

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Published by levigilerepublicainloummoungo
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