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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 23:03

La protection des minorités au Cameroun est consacrée par la loi fondamentale. En effet, les communautés minoritaires constituées majoritairement par les autochtones doivent être prises en compte dans tous les processus quels qu’ils soient. Cette prise en compte ayant un caractère impératif et prioritaire, les communautés autochtones sont alors appelées à jouer des rôles de premier plan.

A Mélong, les MBO ont leur mot à dire, à Mbanga, les Balong indiquent le CAP, à Manjo les Mouamenam et les Manehas comptent à Loum, Njombé, Penja, les Bafun et Bonkeng,…, conduisent les opérations, à Bonaléa, les Abo ont de la priorité, à Dibombari les Pongo et les Bakoko ne jouent pas les seconds rôles tout comme dans le Nlonako, les Bakaka sont aux devants de la scène. Malheureusement, à Nkongsamba, les Baneka sont sous éteignoir.la configuration socio-politique de Nkongsamba donne de constater que les BANEKA sont réduits à leur plus simple expression. Sur trois mairies on a un seul maire Baneka. Et c’est de haute lutte que cette justice a été faite. Comment comprendre que les mairies de Nkongsamba 1er et 2éme soient entièrement contrôlés par des originaires du grand nord et de l’ouest ? El Hadj Oumarou est un descendant du grand nord, Thomas Wandji ressortissant de l’ouest ; sur deux adjoints aux maires à Nkongsamba 1er, aucun n’est Baneka de souche alors qu’ici le président du CODECABA est BANEKA et est conseiller municipal. À Nkongsamba 2éme, aucun adjoint n’est Baneka, alors même que le chef du Canton Baneka est membre de ce conseil municipal. Au niveau politique, ni au RDPC, encore moins dans les partis d’opposition, les Baneka ne sont pas visibles. La section RDPC est jusqu’ici aux mains d’El Hadj Oumarou. Sur vingt une Sous-sections RDPC seules quatre sont présidées par des Baneka. A l’Assemblée Nationale, il a fallu que le député Essame Ernest se déploie magistralement et rudement pour être dans une liste où il a occupé une position de troisième ; ce qui est incompréhensible qu’un Baneka soit relégué au troisième rang chez lui alors qu’en toute justice et objectivité, il aurait été la tête de proue.

Ces quelques clichés démontrent à souhait que Baneka semblent être des étrangers chez aux. Les autorités traditionnelles Baneka, les élites et autres forces vives de Baneka semblent avoir baissé l’échine. Les Baneka laissent penser qu’ils ont livré Nkongsamba au BINAM et au Yakamata. Sinon pourquoi cette résignation ? Comment expliquer que seul le député Joseph Essame se retrouve seul à se battre pour défendre les droits constitutionnels des Baneka ? Où sont passés les Etheil Ekandje André Otti, Jacques Otti, prince Eyango, Dr Ngollo Ngama, Robert Ngombi Panga, Njiki Epara, Eboueme Ebouelle, Mitambo, Njome Epah, Mbella Mbole ? Nzoki Epoh, Enandjoum Mbwanga, Léopold Djeme, etc ? Pourquoi les chefs traditionnels Baneka laissent –ils leurs droits et ceux de leurs fils et filles aux autres ?

Dans quelques mois le RDPC va renouveler ses organes de base. Quelle est la stratégie des Baneka ? Alors que le BINAM et le Yakamta ont déjà reparti les sièges, les Baneka ne restent muets. Aucune réunion de stratégie, aucune déclaration de candidature. Pendant ce temps le BINAM et le yakamata se comportent comme en terrain conquis décidant de qui sera président de sous-section, de section, etc. selon des indiscrétions puisées à sources crédibles, El Hadj Oumarou serait le président à Nkongsamba 1er, à Nkongsamba 2ème, c’est Thomas Wandji qui serait préparé avec pour Adjoint, un Banéka, probablement Frédéric Nzoki Epoh. A Nkongsamba 3ème , face à la puissance politique du député Joseph Ernest Essame, leader incontesté, le BINAM et le YAKAMATA programmeraient de placer Christian Ewane comme président de section avec pour Adjoint un certain Sime Pierre, qui serait en réalité le véritable Président. Entre postes d’Adjoints et de président faire valoir, les Baneka se laissent ridiculiser et mener par le bout du nez sans broncher. Un mutisme inexplicable, un silence suspect, qui frise la complicité, une inertie qui laisse soupçonner qu’on aurait acheté les consciences de tous les Baneka.

Dans quel département du Cameroun, encore moins ceux de la Région de l’ouest, les fils et filles du terroir peuvent-ils être réduits à jouer les seconds rôles comme c’est e cas dans le Moungo ? A-t- on jamais vu dans le Grand Nord du Cameroun, un originaire du Sud jouer les premiers rôles aux dépens des fils et filles du terroir ?

Interrogé sur cette apathie incompréhensible de l’élite Baneka face à la mainmise du BINAM et du Yakamata à Nkongsamba, Njiki Epara reconnait que « les Baneka, dans leur hospitalité légendaire donne l’impression de n’avoir pas de mot à dire… ». Il ajoute que « si les Baneka sont restés en arrière-plan, ce n’est pas qu’ils n’aient pas le désir de jouer des rôles de premier plan dans Nkongsamba, mais bien plus parce qu’ils sont écartés et ce avec la complicité d’autres Baneka qui acceptent de se laisser instrumentaliser… ». Njiki Epara rassure de ce que « les Baneka sont en train de s’organiser pour poser sur la table, dans un cadre citoyen concerté, le problème du respect du droit des Baneka à Nkongsamba ». L’urgence d’une réaction des Baneka se fait sentir. Ils doivent se réveiller. Ils doivent s’exprimer et faire valoir leurs droits prévus par la constitution. Il ne s’agit pas d’une faveur qui leur serait faite. Le galop d’essai pour jauger de la capacité des Baneka à se mobiliser pour revendiquer leurs droits sera l’occasion du renouvellement des organes de base du RDPC, un parti politique dont plusieurs sont des militants. Dans sa circulaire y relative, Paul Biya, se basant sur la constitution, a prescrit le respect des droits des minorités. Les Baneka seront-ils capables de saisir cette occasion ?l’avenir le dira tout comme l’histoire jugera les Joseph Ernest Essame, Etheil Ekandje André Otti, Jacques Otti, prince Eyango, Dr Ngollo Ngama, Robert Ngombi Panga, Njiki Epara, Eboueme Ebouelle, Mitambo, Njome Epah, Mbella Mbole ? Nzoki Epoh, Enandjoum Mbwanga, Léopold Djeme, Christian Ewane, Henri Ebouel Epanda, Ngoh Ngoh, Jean Pierre Eyidi, etc.

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Published by levigilerepublicainloummoungo
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